En suivi de votre Espace RADAR : Des enjeux… aux solutions !

Dans cet article publié par ZDNet Les villes intelligentes s’appuient sur l’IoT, mais c’est encore la confusion en matière de sécurité, Sanjay Sarma, professeur d’ingénierie mécanique au MIT, témoigne : « Les villes aujourd’hui sont plutôt stupides. Une part considérable du trafic est constituée de conducteurs qui roulent au pas parce qu’ils cherchent une place de stationnement, les éclairages de rue sont souvent allumés à des moments où cela n’est pas nécessaire, les réseaux d’alimentation en eau perdent plus de 50 % de l’alimentation totale en fuites et le réseau électrique est incapable de vraiment répondre aux nouvelles technologies telles que les véhicules électriques et les panneaux solaires. »  

Alors que l’intelligence artificielle, l’analyse prédictive et la gestion des données accentuent leurs présences dans tous les secteurs économiques, du domaine public autant que du privé et dans un souci d’interopérabilité, nous sommes à même de constater que notre écosystème de l’innovation, malgré ses avancées en termes d’adoption de l’IoT, partagent les mêmes problématiques relativement à la gouvernance des données que d’autres municipalités, villes et métropoles beaucoup plus avancées dans le déploiement d’applications d’utilité publique. 

Lors des cinq mobilisations Espace RADAR des communautés de pratique tenues en 2017, le professeur Vincent Sabourin de l’ESG UQAM et le professeur Michel Rioux de l’ÉTS, ont soulevé les défis de l’interopérabilité en collaboration avec les précurseurs à l’adoption de l’IoT puisqu’il s’agit d’un enjeu considérable relativement au développement et à l’adoption des technologies de l’Internet des objets.  

Cet effort de concertation multisectorielle, tout en permettant de dégager des pistes de solutions et faire connaître les bénéfices de l’IoT et ses opportunités pour les secteurs publics et privés, a révélé l’importance de l’accès aux données, lequel constitue le cœur de la démarche actuelle des milieux technologiques visant le développement d’applications. Les types de données pouvant être récoltés et gérés, avec cette incertitude entourant les aspects sécuritaires à leur gestion, nécessitent encore à ce jour d’approfondir la discussion avec les principaux intervenants des milieux académiques, industriels et politiques. 

Les politiques et normes en approvisionnement apparaissent en second lieu comme éléments devant faire l’objet de discussions, et ce en lien avec l’interopérabilité. En effet, comment mettre de l’avant les technologies québécoises si a) des systèmes de collecte/gestion de données sont développés en silos, sans concertation multisectorielle; b) les grands joueurs technologiques se positionnent comme fournisseurs de solutions en regard aux types de données pouvant être exploités ou diffusés. Est-ce qu’il existe un risque que les instances gouvernementales, en laissant le marché déterminer quelles utilisations des données sont appropriées ou correctes, se retrouvent à gérer à la remorque une transition dans laquelle le Québec est déjà bien engagé ? Comment améliorer les politiques et normes en approvisionnement qui influenceront comment les Québécois et les Canadiens utiliseront les technologies d’avenir ? 

Il s’agit là de certains angles qui seront abordés lors des tables rondes lors du Forum Adopte IoT qui se tiendra le 2 et 3 novembre 2017. Le réseau collaboratif Consortium Innovation et ses nombreux partenaires souhaitent que les discussions sur ces enjeux puissent favoriser la réalisation d’un plan d’action québécois en soutient aux démarches entreprises par les PME dans le contexte numérique d’aujourd’hui et de demain.

 

 

 

 

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