Du MÉTRO à l’EXO – Une expérience à parfaire

Alors que la Ville de Montréal, le Québec et le Canada s’ouvrent sur le monde en termes d’innovation, de données et d’intelligence, de grandes entreprises et organisations proposent des solutions technologiques intéressantes, mais incomplètes, qui plutôt que de faciliter l’expérience utilisateur, peuvent la rendre moins satisfaisante.

Par un dimanche ensoleillé, je me suis donc rendu du MÉTRO a l'EXO pour apprivoiser cette nouvelle expérience en direction de la banlieue

À l'occasion des fêtes, ou les familles se retrouvent en ville comme en région, vers et de par toutes destinations, j’ai pu profiter de cette occasion pour expérimenter les transports plus écologiques (à défaut d’être tout électrique sur la ligne Vaudreuil–Hudson) que sont les trains de banlieue - promu depuis 2018 comme EXO, une entité au service des voyageurs de la grande région métropolitaine.

Alors que le Cirque du Soleil battait son plein au Centre Bell, une destination touristique, j'ai été étonné par l'absence de l'accueil montréalais en cette période ou, comme d'autres gens sondés sur place, j’ai dû démêler les indications et ce même en m’étant préparé par le biais de la plateforme numérique exo.quebec pour l’achat du bon titre de transport (tarifs affichés aux panneaux ne correspondant pas au tarif à l’achat sur les bornes électroniques, absence d’agents de renseignements, etc.).

De même, je passe sous silence l'absence de services correspondants à ce qu'une métropole renseignée et connectée à l'aéroport devrait offrir à l’arrivée en gare, tels qu’un service d’accès à Internet adéquat, des distributeurs automatiques en l’absence d’un casse-croûte de proximité ouvert ou l'état des sanitaires.

Je dois toutefois souligner la qualité des infrastructures montréalaises pouvant accueillir les innovations et le besoin d’accompagnement nécessaires à la suite de la mise en place de celles-ci, la facilité d’utilisation du site Internet exo.quebec, la propreté des quais et surtout mon enthousiasme à la lecture de ce récent article du Journal Métro, Du Wifi dans le réseau de trains de banlieue, édition du 11 janvier 2019, annonçant qu’Exo envisage enfin mettre en place le wifi dans ses gares, ses trains de banlieue et ses autobus.

À noter que certaines entreprises d’autocars, telles que Keolis Canada, offrent l’accès Internet à bord depuis plusieurs années et tirent déjà profit des données ouvertes (voir https://www.francoischarron.com/les-horaires-dautocars-orleans-express-integres-a-google-maps/-/YVjcvN4G4p/). L’entreprise est même en mesure d’améliorer sa performance par l’IoT (voir https://www.youtube.com/watch?v=linIEG9FTv0).

Enfin, malgré un cinq minutes de retard dont nous avons été informés par le biais de haut-parleurs, cette expérience m’a permis d’échanger avec des voyageurs de l’international, des Montréalais et des citoyens en régions des opportunités à saisir pour cette nouvelle année 2019.

Je retiens que le train Accélérer Montréal est bien démarré. Avec des travaux d’envergure jouant un rôle clé dans l’attractivité du territoire et de sa grande région, comme ceux touchant les infrastructures, la gouvernance des données et l’intelligence artificielle, j'ai bon espoir que cette synergie industrielle en devenir contribuera à améliorer le transport et la mobilité dans une saine perspective de développement durable, au service du citoyen comme du voyageur !

Roger LÉGER
Communication et expertise numérique
Consortium Innovation

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to top